édito

« Nous vivons au milieu d’une mer de pauvreté. Néanmoins on peut réduire cette mer. Notre travail n’est qu’une goutte dans un seau, mais cette goutte est nécessaire ». Mère Teresa.

La période des fêtes est toujours l’occasion de faire un bilan de l’année écoulée et de prendre de nouvelles résolutions pour la nouvelle année. Raisons pour lesquelles je vous exhorte à ne pas oublier la bienveillance, la tolérance et la générosité.

La paix et le partage sont dans la continuité de notre récente fête traditionnelle du « Ngondo », placée sous l’emblème « Jalatane o mbale », en français « Communions dans la sincérité ». C’est pourquoi, je souhaite que l’union et la fraternité nous accompagnent dans nos relations et nos vies. Il convient de rappeler combien les tensions et les dissensions sont des obstacles pour la concorde entre les Hommes et leurs aspirations. Il n’y a qu’à voir ce qui se passe dans les contrées en guerre…

La grandeur d’une communauté est surtout et avant tout d’unir les Hommes, voire de créer des conditions optimales pour de meilleures relations humaines. Nous devrons donc faire un effort pour nous placer au-dessus de nos orgueils personnels et des barrières matérielles.

Aider les membres en difficulté, valoriser nos dialectes, améliorer notre communication ou nos réseaux, sont autant d’objectifs qui nous attendent en 2014… Notre association ne réussira dans ses objectifs et ses actions que si chacun à sa place, accomplit sa tâche et prend conscience qu’il fait partie de la même communauté de destin que nous formons. En effet, notre mouvement repose sur le principe fondamental « qu’il n’y a et il ne saurait y avoir des membres à part entière et des membres entièrement à part ». Chacun doit apporter sa pierre à l’édifice, en fonction de ses facultés contributives, de sa disponibilité et surtout de son humanité. Il n’y a donc pas d’efforts inutiles, car même Sisyphe[1] se faisait les muscles.

Je sais pouvoir compter sur chacun de vous pour comprendre qu’il ne faut pas seulement changer les pansements, mais qu’il faut aussi penser les changements. Cela signifie de s’interroger sur les voies et moyens qui nous permettront de pérenniser notre association, la dynamiser et l’amener vers de meilleurs horizons. A cet effet, les enfants bassa bakoko, où qu’ils soient dans le monde, sont les bienvenus. Alors, n’hésitez pas à nous rejoindre pour faire vivre notre idéal et nous aider à réaliser nos projets, car un seul doigt ne peut attacher un paquet. Il s’agit enfin de faire de nos rencontres des moments privilégiés de partage, d’échanges fructueux, dans la sincérité et la fraternité.

En tant que présidente, il est de mon devoir de rappeler que l’honneur et le rayonnement de notre communauté et de nos cantons doivent être nos principales préoccupations. Par conséquent, nous avons le devoir de faire au moins aussi bien que nos parents et prédécesseurs.

In fine, je souhaite à chacun de vous et à toutes vos familles et proches :

UNE BONNE ANNEE 2014. MOU’I LAM !

Chancelle BaHOKEN,

La présidente


[1] Personnage mythologique condamné à pousser une pierre jusqu’au sommet de la montagne et dès qu’elle y était la pierre redescendait